Gaston Boissier,
L’Allemagne contemporaine. Études et Portraits
“ L’Italie pense avoir une littérature qui n’est pas sans gloire ; elle s’imagine que le pays qui a donné le jour à Catulle et à Lucrèce, à Horace et à Virgile, à Dante et à l’Arioste, n’est pas tout à fait déshérité de la muse ; c’est une prétention que M. Mommsen relève durement. « Les Italiens, dit-il, n’éprouvent pas la passion du cœur ; ils n’ont ni les aspirations surhumaines vers l’idéal, ni l’imagination qui prête à la chose sans vie les attributs de l’humanité ; ils n’ont point, en un mot, le feu sacré de la poésie. » ”
