Résumé

Gaston Rau De la valeur pratique de la maxime… (1872)

Tout payement correspondant à une obligation de la nature de celles qui viennent d'être indiquées a lui-même une cause illicite, et par conséquent est un payement sans cause (sensu lato) . Le droit romain en autorisait la répétition au moyen d'une condictio ob injustam causam ou d'une condictio ob turpem causam. Le fondement de ces actions, qui n'étaient que des espèces particulières de la condictio sine causa, est encore le principe d'équité qui veut qu'on ne laisse point une personne conserver un accroissement de patrimoine acquis aux dépens d'autrui sans aucun fondement juridique
Source : Gallica

Gaston Rau De la valeur pratique de la maxime… (1872)

Le défendeur qui a reçu de mauvaise foi est tout naturellement tenu d'abord de restituer au demandeur tout ce que ce dernier aurait pu exiger d'un défendeur de bonne foi; mais il doit, de plus, lui bonifier les intérêts des sommes perçues, ou de la valeur estimative des objets livrés, depuis le jour du payement. L'article 1378 lui en impose formellement l'obligation : « S'il y a eu mauvaise foi, » dit cet article, « de la part de celui qui a reçu, il est tenu de restituer tant le capital que les intérêts ou les fruits du jour du payement. »
Source : Gallica

Gaston Rau De la valeur pratique de la maxime… (1872)

Dans l'ancien droit romain, celui qui ayant acquis la possession d'une chose au moyen d'un acte juridique passé avec un tiers, avait augmenté son patrimoine en la transformant ou en l'aliénant, ne fut sans doute exposé à aucun recours de la part du propriétaire de cette chose. En effet, il n'y avait point eu d'acte de nature à faire naître contre lui, d'après le droit civil, une obligation de restitution.
A mesure cependant que l'équité prit plus de place dans la législation, il parut nécessaire de ne point laisser ainsi un homme s'enrichir impunément aux dépens d'autrui, par son propre fait
Source : Gallica

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