Résumé

Portrait de Giuseppe Gorani Giuseppe Gorani Mémoires secrets et critiques des cours… (1793)

Un étranger qui fait un court séjour à Naples dans un de ces intervalles heureux qui reviennent souvent où Ferdinand porte avec dignité le poids de sa couronne ne pourroit à son retour que parler avec le plus grand éloge de son administration mais s'il se trouve dans les états de ce prince lorsqu'il est livré à son indolence et à sa passion pour la chasse et pour la pêche il se le figurera comme un imbécille indigne de régner et plaindra les peuples gouvernés par un tel roi.
Source : Gallica

Portrait de Giuseppe Gorani Giuseppe Gorani Mémoires secrets et critiques des cours… (1793)

A mérite reconnu, à mérite égal je veux que l'on préfère la mère de famille qui aura donné des enfans à l'état, et qui, dans ses élèves, prouvera qu'elle est digne de consacrer les dernières et les plus paisibles années de sa vie à servir la patrie de ses lumières et des connoissances que l'étude et l'expérience lui auront fait acquérir. Après ces femmes viennent celles qui, sans avoir eu le bonheur d'être mères n'ont point usé leur vie dans un célibat qui trop souvent sert de voile à l'inconduite.
Source : Gallica

Portrait de Giuseppe Gorani Giuseppe Gorani Mémoires secrets et critiques des cours… (1793)

L'abus qu'entraîne la féodalité n'est pas
le seul fléau dont la Sicile soit affligée. Elle alimente soixante-trois mille fainéans, tant prêtres que moines et religieuses, sans y comprendre environ cent mille personnes vouées au célibat et perdues aussi pour la société dans un état dont la population ne s'élève pas tout à-fait à treize cent mille âmes.
Plus d'un tiers des biens de Sicile a
passé dans les mains du clergé et ces biens, ainsi que dans le royaume de Naples, ne sont assujettis à aucune redevance. Les couvens de la Sicile possèdent des richesses incalculables.
Source : Gallica

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