Résumé

Hamilton-Frichou Essais sur la régénération de l'agriculture… (1846)

Qui n'a pas observé que le ravinement des eaux pluviales fait diminuer la surface de la terre ou plutôt la superficie de nos sols en culture, en soulevant les parties les plus légères et en les entraînant dans les parties les plus déclives du globe? Que l'on multiplie par le nombre des siècles la quantité de terre perdue chaque année sur un sol en culture, et l'on demeurera étonné du résultat. Chaque sol en culture, dans une position plus ou moins régulière et exposé à une pente plus ou moins rapide, peut bien perdre chaque année quelques millimètres de sa surface.
Source : Gallica

Hamilton-Frichou Essais sur la régénération de l'agriculture… (1846)

Voyez l'arbre ; il perd ses feuilles à l'hiver ; elles s'amoncellent au tronc, mettent le sol qui le porte à l'abri des intempéries des saisons, puis se décomposent insensiblement. Au printemps, la pluie et la chaleur en divisent les molécules, qui sont absorbées par les racines les plus déliées du végétal, et l'arbre, protégé d'un côté, fertilisé de l'autre, trouve dans le sein comme à la surface de la terre de quoi fournir à sa conservation, à sa nourriture, à son développement ; en un mot, de
quoi se recomposer de son propre détritus.
Source : Gallica

Hamilton-Frichou Essais sur la régénération de l'agriculture… (1846)

Tous les faits que je signale ne sont-ils pas autant de témoins qui viennent déposer contre l'abandon et le dépérissement de notre malheureuse agriculture ?
Avant de terminer toutes ces considérations, qu'il me soit permis de demander quelle est la science la plus utile au genre humain : la science qui fait vivre les gens de tous les métiers et de toutes les conditions, qui nourrit les industriels et alimente les érudits de la société, n'est-ce pas le cultivateur, cet humble habitant des campagnes, qui trop souvent est abandonné sans pitié à son affreuse misère?
Source : Gallica

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