Hans Christian Andersen,
Nouveaux Contes d’Andersen
“ C’est le vrai moment de les quitter et de redescendre dans la rue de l’Est, pour voir ce qu’était devenu le corps du gardien. Il était resté assis sur l’escalier, immobile avec sa canne dans la main, et le regard tourné vers la lune où voyageait son âme. — Quelle heure est-il, gardien ? demanda un passant, qui, ne recevant point de réponse, le tira par le bout du nez, pour l’éveiller. Le corps perdit l’équilibre et tomba à terre comme un corps mort. L’inconnu se sauva, et le lendemain on trouva dans la rue l’infortuné gardien pâle, froid, inanimé. On le porta à l’hôpital. ”

