Henri Pellaton, Journées de mai 1871 : les sapeurs-pompiers et les volontaires de l'Eure aux incendies de Paris (1873)
“ Les arbres plantés de chaque côté de la rue sont brisés par les projectiles ; les kiosques des marchands de journaux et les vespasiennes sont criblés par les balles. Une barricade formée de sacs à terre et de tonneaux, également pleins de terre, est construite en travers de la rue Royale et du Faubourg-Saint-Honoré. Dans la flaque d'eau qui croupit au pied de cette barricade, l'on voit des débris de toutes sortes : une cervelle surnage, un soulier plein de sang, des lambeaux de chair, des képis, un écouvillon brisé par une balle, tout cela témoigne que la lutte a été acharnée. ”
