Henri Péchayrand

Résumé

Henri Péchayrand Essai sur le médicament

Ils sont arrivés ainsi à dire que si un médicament active la circulation, c’est que, mêlé au sang, il rend plus facile l’écoulement et, par suite, la circulation de ce fluide ; s’il la ralentit, c’est qu’un phénomène opposé se produit. Et voilà, de par l’expérimentation, le nitrate de potasse un excitant circulatoire, l’alcool un sédatif de la circulation ; si l’acétate d’ammoniaque combat l’ivresse, c’est qu’il compense, par l’activité circulatoire qui est le résultat de son action, la torpeur produite par l’alcool.
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Henri Péchayrand Essai sur le médicament

Toute définition, pour être juste, doit embrasser ce qu’elle vise ; sa qualité est d’être générale. Pour nous sera médicament tout agent qui, employé dans un but thérapeutique, sera apte à modifier les éléments anatomiques dans un sens favorable à la guérison. Il ne saurait faire partie de l’organisme.
Médicament et remède ne sont pas deux termes synonymes. Ce dernier à une signification vaste, très-étendue ; elle comprend tous les agents employés en vue de remédier à un état maladif, à quelque source qu’on les emprunte. Celui-là n’embrasse que les agents tirés de la Pharmacie.
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Henri Péchayrand Essai sur le médicament

Tant que nous restons ainsi dans les phénomènes saillants, on voit la manière d’agir des médicaments ; mais quand on veut descendre dans ceux qui s’accomplissent dans le sein du tissu pulmonaire, quand on veut expliquer le procédé d’élimination des médicaments par la muqueuse, quand, enfin, on veut établir le moment de leur apparition dans l’air et celui où ils cessent de s’y déverser, alors notre impuissance égale nos justes prétentions, et nous sommes contraints de rester dans les limites d’une pratique objective, qui satisfait aux indications sans ce raffinement scientifique.
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