Résumé

Henri Ripault Rapports et observations sur différents sujets de chirurgie… (1840)

Pourquoi la nature n'établirait-elle pas provisoirement de certains corps dans le but de diriger comme il faut le développement des organes qui, comme les poumons, sont destinés à des fonctions d'une nécessité absolue, sans qu'ils puissent souffrir la moindre interruption pendant toute la durée de leur exercice ?
Ce n'est pas un mince résultat que celui qui se rattache au thymus, en supposant qu'il se comporte vis-à-vis du poumon, comme le ferait une digue convenablement placée pour produire les effets que nous laissons entrevoir.
Source : Gallica

Henri Ripault Rapports et observations sur différents sujets de chirurgie… (1840)

Dans l'examen des fœtus précédents la disposition du thymus a fixé notre attention. Cet organe de la vie intrà-utérine ne me paraît pas convenablement envisagé sous le double point de vue de sa forme et de ses usages. Je me suis longtemps arrêté à l'étude de ce corps en remarquant la manière dont il s'étend sur les plèvres et sur la partie antérieure de la poitrine , jusque sur le cœur où il présente une bifurcation dont le but sans doute est de recouvrir d'une manière spéciale les deux poumons qu'il paraît suppléer dans cette époque de la vie où leur mouvement n'est encore d'aucune nécessité.
Source : Gallica

Henri Ripault Rapports et observations sur différents sujets de chirurgie… (1840)

Tout observateur un peu attentif est frappé du volume considérable du thymus, dans les derniers temps de la grossesse, et il n'est personne qui ne sache que le grand espace qu'il occupe dans la poitrine du nouvel être ne tend à diminuer et à laisser de plus en plus de liberté aux poumons qu'après la naissance.
Source : Gallica

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