Résumé

Henry Desnar Le Secret de Sabine, par H. Desnar (1883)

Frappez donc, cria-t-elle au juge et à Sabine,
pendant que je le tiens. Frappez. Je ne puis plus longtemps. Vite. Tuez.
– Frapper un homme qui ne peut se défendre, quelque coupable qu'il soit, est un assassinat.
Burnouf n'intervint pas. Les forces manquèrent à l'Indienne. Par un suprême effort, don Fernando se dégagea.
– Ah ! tous les blancs sont des lâches ! s'écria-t-elle blême de rage en voyant sa proie lui échapper.
– J'aurais pu vous tuer, comme vous aviez tué vous-même le vicomte de la Chesnaye. La justice prononcera sur votre sort.
Source : Gallica

Henry Desnar Le Secret de Sabine, par H. Desnar (1883)

Adieu, Çita et vous, cher monsieur ; – à bientôt, n'est-ce pas, Sabine ?
Et le colonel sortit par la porte du fond sans que Burnouf s'y opposât.
– Ah ! vous le laissez partir, s'écria Cita, tordant avec rage ses bras déchiquetés et sanglants.
Le juge chercha à consoler Sabine qui tremblait pour les jours de son fils.
– C'est un otage trop précieux pour que cet homme ne veille pas sur lui avec la plus soucieuse attention.
– Dans l'Inde, quand on tient le reptile sous son pied, on lui écrase la tête, vociférait l'Indienne.
Source : Gallica

Henry Desnar Le Secret de Sabine, par H. Desnar (1883)

Tout ? n'es-tu pas jeune, belle, riche et blanche ?.
Un pâle sourire effleura les lèvres de Sabine.
– Tous ne te courtisent-ils pas, toi ? Ah ! si tu étais de ma couleur. M. Burnouf, j'en suis sûre, t'aime ; pourquoi ne pas l'épouser ?
– L'épouser. Tu le demandes ? toi ?
Le soir, le duc, revenant de la chasse, reçut la missive de Cita des mains du domestique qui l'aidait à dévêtir son costume de velours anglais.
Le désespoir plissa son front.
– Mon Dieu ! s'écria-t-il, la famille de la Chesnaye serait-elle maudite, que votre main la frappe sans cesse ?
Source : Gallica

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