Hippolyte Constant Charles

Résumé

Hippolyte Constant Charles Histoire du cheval boulonnais (1883)

La robe mère, la robe primitive du boulonnais est la robe grise, diversement nuancée. Toute robe rouge, noire, alezane, etc., n'est pas boulonnaise ; elle résulte de l'apport d'un sang étranger.
La preuve la plus péremptoire que cette assertion est vraie, c'est que les meilleurs chevaux de la race sont gris ; c'est que ce sont les chevaux gris qui possèdent à la fois les membres les plus nets et les plus forts, la stature la plus robuste et la plus élégante, les allures les plus régulières et les plus rapides, l'âme la plus vaillante.
Source : Gallica

Hippolyte Constant Charles Histoire du cheval boulonnais (1883)

Si l'on rentre dans une écurie du Vimeu, l'on est tout surpris, à quelque heure du jour que l'on y arrive, de voir toujours ou de l'avoine dans l'auge, ou du fourrage au ratelier. On ne l'est pas moins, de voir ces animaux non-séparés par des batflancs, ou des « refends», embarrassés dans leurs longes, enchevêtrés parfois les uns dans les autres : celui-ci étendu dans les jambes de celui-là ; se mordillant parfois, se ruant souvent, et se conserver, malgré ces mauvaises conditions d'habitations, indemmes de tous coups et de toutes tares.
Source : Gallica

Hippolyte Constant Charles Histoire du cheval boulonnais (1883)

La seule différence git dans ce fait que le boulonnais possède toutes ces qualités sous plus d'ampleur et de robustesse, et c'est pour cela que, le plaçant hardiment au-dessus du gros breton de Tréguier et de Lesneven qui constitue, à bien dire, l'énorme percheron de Mortagne et de Regmalard, nous proclamons notre boulonnais « le premier cheval de trait de l'Europe. » Car, nul mieux que lui ne réunit la force musculaire, la puissance de stature, la vigueur d'âme, dans une plus parfaite et plus élégante harmonie.
Source : Gallica

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