Résumé

Honoré Clair Les monumens d'Arles antique et moderne (1837)

Quand arriva le xvi siècle qu'on a appelé un âge de renaissance, l'esprit italien qui présida aux arts de cette époque , n'étouffa pas tout d'un coup le style ogival ; mais en s'efforçant de l'allier avec les formes antiques , et de le soumettre à des proportions étrangères à son allure, il ne fonda qu'un système spirituel, coquet, riche de gracieuses fantaisies ; système dont la marche indécise et la courte durée finirent par dépouiller l'architecture de son originalité, et la précipiter dans une imitation servile et bien souvent malheureuse des œuvres de l'antiquité *.
Source : Gallica

Honoré Clair Les monumens d'Arles antique et moderne (1837)

Les flots du Rhône ont couvert le cimetière romain, ainsi que les débris du pont antique et ceux du château de la pointe.
Il ne reste de tout ce passé que le souvenir confus d'une illustration éteinte; un sentiment de ruine qui contriste le cœur; et le fleuve envahisseur, dont les eaux, quand elles sont basses, laissent entrevoir quelques pierres à forme tumulaire, dernières et fugitives images de la nécropole submergée.
que le choix que l'on fesait du voisinage des eaux pour la sépulture des corps, avait pour objet de faire entendre que l'homme était composé de terre et d'eau!
Source : Gallica

Honoré Clair Les monumens d'Arles antique et moderne (1837)

Le style bysantin qui n'est qu'une dégénérescence de l'art romain , tint de lui la plupart de ses formes.
On le reconnaît à la voûte cintrée , aux pilastres lourds et anguleux, à un faux air de ressemblance avec l'architecture dont il émane.
Se jouer de toutes les règles de l'art antique , fut le propre du moyen-âge. Les masses qu'il éleva dans les airs sont par lui fouillées, découpées en tout sens.
Source : Gallica

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