Résumé

Portrait de Horace Walpole Horace Walpole Lettres de la marquise Du Deffand à Horace Walpole… (1812)

Je ne suis point priée ailleurs, et si je ne donnais pas a souper, je ne verrais personne. Enfin n'ayez pas peur, je ne prétends point à être philosophe: je ne connais que deux maux dans le monde, les douleurs pour le corps, et l'ennui pour l'âme. Je n'ai de passion d'aucune sorte ; presque plus de goût pour rien, nuls talents, nulle curiosité , presqu'aucune lecture ne me plaît ni ne m'intéresse.
Source : Gallica

Portrait de Horace Walpole Horace Walpole Lettres de la marquise Du Deffand à Horace Walpole… (1812)

Paris, dimanche 3 octobre 1775.
CROYEZ-VOUS que je vous soupçonne de vanité et que je puisse penser qu'elle soit le principe de vos actions? non, en vérité, je ne le pense pas, je vous connais mieux que cela. Vous n'avez ni affectation, ni ostentation ; vous ne recherchez point la gloire, vous vous contentez de la considération que vous méritez, vous craignez souverainement le blâme, et plus que toute chose, le ridicule. Mais dites-moi, je vous prie, dans quel état est M. votre neveu. Le dérangement de sa tête n'est-il pas l'effet du dérangement de sa santé ? peut-il guérir?
Source : Gallica

Portrait de Horace Walpole Horace Walpole Lettres de la marquise Du Deffand à Horace Walpole… (1812)

Il est vrai que je vous trouve un, homme fort singulier. Vous avez grande raison de dire que nos caractères ne se ressemblent point ; le vôtre m'est incompréhensible : je ne puis me faire une idée des plaisirs que vous goûtez dans la solitude, et du charme que vous trouvez dans tous les objets inanimés, de la préférence que vous donnez au grand monde sur la société particulière. Je conviens que la société ne satisfait guère ; mais on a toujours l'espérance qu'elle satisfera; et je crois vous avoir déjà dit que je regardais l'amitié comme le grand oeuvre : on ne fait jamais de l'or
Source : Gallica

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