Résumé

L'Homme de Versailles (1870)

“ O peuple allemand, ô peuple français, quel spectacle vous donnez au monde épouvanté !
Dieu vous fit sortir tous deux, de cette grande race de Japhet, race noble par excellence, à laquelle a été confiée la mission providentielle de porter à un degré de perfection inconnu, les arts, les sciences et la philosophie.
Le christianisme vous avait appris la fraternité des peuples; race dominatrice de l'intelligence, vous étiez appelée à rajeunir le vieux monde, et voilà qu'après dixhuit siècles d'élévation morale, vous vous entre-déchirez de nouveau, comme une race de bêtes fauves !
”
Source : Gallica

L'Homme de Versailles (1870)

“ C'est la doctrine du progrès par le christianisme que j'essaye de ramener comme une consolation en des jours inquiets.
Si la loi du progrès entraîne les intelligences, comment laisserait-elle les sociétés immobiles. Dans les grands empires de l'Orient une autorité toute puissante écrase les volontés. Là point de progrès parce qu'il n'y a point de lutte. Au contraire la liberté agite les peuples de la Grèce, elle fait et défait des pouvoirs aussi mobiles que les Dieux de l'Olympe, là le progrès se soutient mal parce qu'il n'y a plus de règle.
”
Source : Gallica

L'Homme de Versailles (1870)

“ La masse des hommes continuellement repoussée du sanctuaire des sciences par le style dur et le goût détestable des ouvrages scientifiques produits par les autres nations, ne résiste pas à la séduction du style et de la méthode française. A peine le génie étranger a-t-il enfanté quelque chose d'intéressant, que l'art français s'empare de la découverte, la tourmente de mille manières, la force de recevoir des formes dont elle s'étonne et s'enorgueillit, et l'envoie dans tout l'univers sur les ailes de la langue universelle ”
Source : Gallica

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