Louis-Sébastien Le Normand

Résumé

Louis-Sébastien Le Normand Nouveau manuel complet du chandelier et du cirier… (1870)

Les chandelles se fabriquent ou à la plonge ou au moule. La graisse des animaux qu'on emploie à cette fabrication ne prend le nom de suif que lorsqu'elle est fondue et clarifiée ou épurée.
L'art du chandelier a perdu un peu de son importance depuis le commencement de ce siècle. Deux inventions capitales ont contribué à lui porter atteinte, à savoir : l'invention des lampes à double courant d'air, et celle de bougies stéariques; néanmoins, la chandelle de suif est restée et restera encore longtemps la matière d'éclairage ou le luminaire du plus grand nombre.
Source : Gallica

Louis-Sébastien Le Normand Nouveau manuel complet du chandelier et du cirier… (1870)

La chaudière est en cuivre, son fond a la forme d'un œuf, et on ne la chauffe que par ce fond, sur lequel il reste toujours un bain de suif qui garantit le métal de l'action du feu. Il est important que la chaleur ne frappe que le fond de la chaudière, et n'agisse pas sur les parois ; sans cette précaution, le suif qui s'y attache en couche légère se brûlerait, prendrait une teinte brunâtre qui altérerait la couleur du bain, au point qu'aucune sorte de blanchiment ne pourrait lui rendre sa pureté et son éclat primitifs.
Source : Gallica

Louis-Sébastien Le Normand Nouveau manuel complet du chandelier et du cirier… (1870)

Nous venons de voir que lorsqu'on traite les corps gras tels que le suif de bœuf ou de mouton par les alcalis, les terres alcalines ou par des oxydes métalliques, ces corps se dédoublent pour former des sels en se combinant avec ces alcalis ou la chaux, et en mettant en liberté la glycérine. On parvient ensuite à séparer l'acide en combinant la base avec un autre acide ayant plus d'affinité pour celle-ci que les acides gras.
Source : Gallica

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