Résumé

Léon Goupy La transportation en Afrique, pour faire suite au "Coup d'État dans la Mayenne"… (1887)

Il faut que l'opinion publique, trompée jusqu'à ce jour, soit éclairée, et que l'on sache à qui incombe la responsabilité de désastres sans précédents. En faisant aujourd'hui cet acte de justice, je remplis un engagement pris au moment le plus douloureux de la transportation.
J'appris par ceux qui nous avaient précédés, que les transportés qui avaient de la fortune s'étaient empressés de demander l'internement, que le gouvernement s'était empressé de leur accorder.
Source : Gallica

Léon Goupy La transportation en Afrique, pour faire suite au "Coup d'État dans la Mayenne"… (1887)

Malheureusement, le gouvernement de Paris fut moins généreux que le gouvernement d'Alger; on retourna la liste en disant qu'il fallait en désigner vingt pour la mise en liberté, et quatre-vingts pour l'internement ou la surveillance. Tout cela demanda beaucoup de temps; il fallait traverser les bureaux d'Alger et ceux de Paris ; et puis, il y avait encore loin, dans ce temps-là, d'Alger à Paris. Quelques jours après, on donna l'ordre d'évacuer le camp de Birkadem et de nous diriger sur le camp de Douera.
Source : Gallica

Léon Goupy La transportation en Afrique, pour faire suite au "Coup d'État dans la Mayenne"… (1887)

Le camp de Douera était beaucoup plus important que celui de Birkadem, ayant un étage. Nous nous installâmes de nouveau et prîmes langue avec les anciens pensionnaires qui nous édifièrent sur les faits et gestes du misérable geôlier, qui était lieutenant d'infanterie et répondait au nom de Lemonnier. On pouvait croire que le Bonaparte l'avait fait faire exprès. Il était continuellement ivre, et traitait les malheureux transportés avec une brutalité révoltante! Pour un rien le cachot! Des malheureux revenaient malades des travaux et n'avaient pu suivre le détachement
Source : Gallica

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