Résumé

Maximilien Perrin La Femme du notaire, par Maximilien Perrin… (1841)

De Brissac, la rage dans le coeur, sentant qu'il y aurait imprudence à pousser plus loin ses tentatives de séduction si près de l'époux, dans un salon ouvert à tous venans, se relève, le visage contrit, le regard baissé, en poussant un profond et douloureux soupir; puis, tenant peu de compte de la défense de Diana, remettant à bientôt une seconde tentative, il salue la jeune femme et s'éloigne précipitamment en portant la main à son front ainsi qu'un homme désespéré, laissant ainsi la jeune femme, que sa conduite a émue et troublée, se livrer à mille pensées confuses.
Source : Gallica

Maximilien Perrin La Femme du notaire, par Maximilien Perrin… (1841)

Le premier la flatte, le second l'émeut ; l'un exalte, l'autre enivre ; voilà pourquoi en ce monde on voit tant de femmes résister aux désirs d'un amant timide, et céder aux caprices d'un libertin.
— Parfaitement sentir et raisonner ; mais jetez un coup d'oeil à travers cette portière, voyez Diana qui, se croyant seule en ce moment avec Dulac, entoure de son bras gracieux le cou de son mari, vers la bouche de qui ses lèvres vont mendier un baiser, et dites-moi si de pareils faits ne sont pas capables de rebuter l'amant le plus épris ?
Source : Gallica

Maximilien Perrin La Femme du notaire, par Maximilien Perrin… (1841)

Oui, Diana, oui, méfies-toi : la réputation d'une femme se perd facilement. Quant à moi, il n'en a pas fallu beaucoup pour me faire apercevoir et deviner que ce marquis de Brissac te fait la cour, que cette Charlotte, fille d'une ancienne choriste de l'Opéra, est maintenant la maîtresse du petit Folicourt; et semblable société, mon enfant, ne convient pas à une femme honnête comme toi.
Source : Gallica

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