Résumé

P. Darasse Comédies pour les salons. Volume 1 (1876)

LÉONIE.
N'as-tu pas tes yeux pour voir, ton expérience pour juger ?
MARCEL.
Une petite personne, stylée par une mère habile et pressée de s'en débarrasser, qui se montrera autre qu'elle n'est et jouera la comédie du sentiment pour être enfin dame et sortir seule !
LÉONIE.
Fi ! le vilain langage ! Et comme c'est bien celui de vous autres hommes qui n'avez jamais connu que des femmes indignes !
MARCEL.
Oh! calme-toi, ma chère! Soit, je généralise trop... Mais, que veux-tu? je suis prudent et défiant.
EN OMNIBUS.
D'ailleurs, je ne songerais jamais à te marier à une jeune fille.
Source : Gallica

P. Darasse Comédies pour les salons. Volume 1 (1876)

J'ai entendu vingt fois mon maître parler de la chose avec son ami, M. Davoine, vous savez, un peintre qui fait des oignons...
MADAME DALALANDE.
Je ne le connais pas... Je... regrette...
PIERRE.
Oh! un brave coeur, lui aussi. Eh bien, figurez-vous que l'hiver dernier le patron a rencontré dans le monde une demoiselle rousse, belle comme une ange, et qu'il en est devenu éperdument amoureux, vu qu'il adore cette couleur.
MADAME DELALANDE.
Que dites-vous ?
PIERRE.
Oh! quand nous aimons, nous autres peintres, voyez-vous, c'est fort, ça tient!
Source : Gallica

P. Darasse Comédies pour les salons. Volume 1 (1876)

PIQUENDAIRE.
Figurez-vous, Madame, qu'en venant de mon hôtel chez vous, j'ai rencontré Périssol ; vous vous rappelez bien Périssol, un grand seccot !
MADAME DE SAINT-RÉMY.
Oui, vaguement...
PIQUENDAIRE.
C'est un compatriote; il est établi à Paris... et, ma foi ! nous nous sommes donné rendezvous au Palais-Royal, galerie d'Orléans, pour dîner ensemble : après quoi, il doit me mener dans un théâtre très comme il faut, et où se réunit la meilleure société de Paris... Je crois qu'on appelle ça les Folies-Bergères...
Source : Gallica

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