Paul Avenel,
Le Voyage entre deux mondes, par Paul Avenel…
(1853)
“ C'est là que j'avais vu Inès pour la première fois. D'abord je n'avais pas trouvé d'attraits dans cette société, choisie parmi les gros capitalistes et la noblesse; mais bientôt la présence de la jeune Espagnole me l'avait rendue agréable. Sa vue produisait sur moi un effet magnétique ; il me semblait qu'un rayon de bonheur pénétrait mon coeur lorsque ses yeux rencontraient les miens. J'étais timide, tremblant, je n'osais lui parler, je me contentais de dissimuler mon émotion , me croyant trop obscur pour laisser entrevoir mon amour. Moi, aimer la nièce d'un grand d'Espagne ! ”
