Résumé

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Le Voyage entre deux mondes, par Paul Avenel… (1853)

C'est là que j'avais vu Inès pour la première fois. D'abord je n'avais pas trouvé d'attraits dans cette société, choisie parmi les gros capitalistes et la noblesse; mais bientôt la présence de la jeune Espagnole me l'avait rendue agréable. Sa vue produisait sur moi un effet magnétique ; il me semblait qu'un rayon de bonheur pénétrait mon coeur lorsque ses yeux rencontraient les miens. J'étais timide, tremblant, je n'osais lui parler, je me contentais de dissimuler mon émotion , me croyant trop obscur pour laisser entrevoir mon amour. Moi, aimer la nièce d'un grand d'Espagne !
Source : Gallica

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Le Voyage entre deux mondes, par Paul Avenel… (1853)

Tous ceux qui depuis l'aube attendaient le navire, poussaient des bourras de joie; les uns jetaient leur bonnet de laine en l'air, les autres sautaient, gambadaient, comme s'ils eussent perdu la raison. Les matelots du baleinier, par leurs cris répondaient à l'allégresse de leurs amis. C'était un brouhaha de franche joie qui serrait le coeur. On prenait
part malgré soi au bonheur de ces bonnes gens.
Source : Gallica

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Le Voyage entre deux mondes, par Paul Avenel… (1853)

Il ignore encore la mort de la belle Inès de Maravilla, sa femme.
A ce récit, mes larmes coulèrent abondamment ; il réveillait dans mon coeur de bien chers souvenirs. Pauvre enfant, pauvre Inès, où sont ta beauté, la folie, tes charmes maintenant? Tu les as sacrifiés pour un homme indigne de toi, et tu m'aurais peut-être humilié, moi, si j'avais osé t'avouer mon amour .! O civilisation ! O monde !!
Ce coup cruel n'était pas le seul qui devait me frapper ; la
santé de Jean au lieu de se rétablir tout-à-fait, offrit de jour en jour de plus graves inquiétudes.
Source : Gallica

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