Émile Cabanon

Résumé

Émile Cabanon Un roman pour les cuisinières (1834)

Qui se révolte contre un affront ne le méritait qu'à demi, et puisque tu donnes un démenti à mes réprobations, Julio, qui est digne de te comprendre, Julio qui a une conscience aussi, t'aime à son tour, et veut se faire aimer. Tu ne sais pas, femme ! ce qu'il y a dans mon coeur de génie pour l'amour et de trésors pour te payer de retour. Va ! quelque bien montée que soit la comédie, tu jetteras le masque, Cidalise, et tu me remercîras, en tombant dans mes bras, d'en avoir appelé pour vaincre à des sentimens que tu me verras si sincèrement partager.
Source : Gallica

Émile Cabanon Un roman pour les cuisinières (1834)

C'est lui qui sera l'instrument trop doux... d'un supplice qui doit me mériter l'absolution. C'est près de lui que je sentirai l'énormité de mon égarement et que la tentation sera assez sensible pour me laisser quelque mérite à en triompher, — Pas un mot de plus , je vous en conjure, dit-elle, en voyant que Julio se préparait à répondre. J'ai besoin d'indulgence, de pitié, si vous voulez. Quelques sentimens que je vous inspire, je n'y verrai, moi, que de la générosité; je vous l'ai dit, Julio; de vous dépend le repos de mon âme, son salut éternel, — qui sait!
Source : Gallica

Émile Cabanon Un roman pour les cuisinières (1834)

Un rayon de la lune, qui perçait le feuillage, éclairait ce pâle visage, où venaient se jouer les blonds anneaux de ses cheveux agités par le vent.
— Oh ! se dit Julio, il me semble que je t'aime, artificieuse beauté; il me semble que tout mon être frémit d'amour et de désirs. Inspirée, tu es belle à mes yeux; comédienne, tu es plus belle encore : Cidalise, je céderai, car mon orgueil se taira devant mes sens
Source : Gallica

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