Résumé

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy Trois lettres aux opportunistes (1885)

Morte la bête, mort le venin.
Cette loi est un coup droit adressé au catholicisme et aux autres religions, mais le premier seul est de faille à se défendre. Vous vous imaginez, paraît-il, Messieurs les Opportunistes, que vous pouvez empêcher l'immixtion du clergé dans la politique, lorsqu'il sait pertinemment que vous vous proposez de l'exterminer à la sourdine. Or, il vient de faire marcher trois millions d'électeur comme un seul homme, et cependant vous en êtes encore à la simple menace des mesures que vous méditez ; le coup n'est point porté.
Source : Gallica

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy Trois lettres aux opportunistes (1885)

Nature puissante et forgée pour la lutte, il fut un homme à passions ardentes, un intempérant, et son équilibre instable l'a fait fréquemment incliner au radicalisme, ou même y tomber en plein. Méridional par naissance, parisien par choix, porté, comme bercé par cette démocratie, toujours en ébullition, qui prend l'agitation pour la vie, et la fièvre pour la santé, jamais Gambetta, jamais cet homme aux intuitions si vives et souvent si justes, ne put effacer la tache originelle.
Source : Gallica

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy Trois lettres aux opportunistes (1885)

On l'a affirmé bien des fois et on ne saurait trop le répéter, le Radicalisme moderne, cet aller ego du Jacobinisme révolutionnaire, procède en droite ligne de l'esprit et du caractère catholique. La Nation est tellement pénétrée de cet esprit, ce tempérament-là lui est si naturel, que les hommes les plus modérés en ont le germe en eux-mêmes. Comme on l'a dit, il y a quelques années, lorsque le Français est républicain il incline au Jacobinisme, par une de ces spontanéités intimes et ignorées, qui constituent le fond de notre être moral.
Source : Gallica

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