Résumé

Paul Féval Châteaupauvre : voyage de découverte dans les Côtes-du-Nord (1877)

Il était le plus fort et l'entraînait. La nuit s'animait autour d'eux, pleine de mouvements invisibles. Des pas d'hommes et de chevaux allaient. Le canon gronda. Rosane frissonna entre les bras de Guy qui murmura contre son oreille : « Ne crains rien, tu vas être ma femme. « Elle se rejeta en arrière avec une surprise qui était de l'horreur. « Oh ! fit-elle, Guy, mon frère bien-aimé! toi ! Est-ce toi!. Et pourrais-je être obligée à te haïr! »
- Cherchant sa justification au hasard, il dit : « Je suis protestant, je suis Anglais, ce qui nous sépare n'est rien pour moi! »
Source : Gallica

Paul Féval Châteaupauvre : voyage de découverte dans les Côtes-du-Nord (1877)

Mêto Lecouïn fit une pause, parce que deux larmes coulaient le long de ses joues. Elle les essuya d'un geste plein de vigoureuse résignation et nous regarda droit en ajoutant : — Pour mourir, faut souffrir, mes chères gens.
Yaume plaignait tout bas, comme les enfants qui sont las de pleurer.
Et je me disais en moi-même : « Qui étaient donc ces maîtres d'ici qui sont tous morts et qu'on aimait tant? »
Mon Dieu! vous pourrez voir, il sera parlé d'eux. Laforilaine n'était pas de Bretagne, lui qui écrivit le premier : « Notre ennemi, c'est notre maître. »
Source : Gallica

Paul Féval Châteaupauvre : voyage de découverte dans les Côtes-du-Nord (1877)

L'histoire du troisième dormi-qui-va est un drame complet. J'en ai fait un livre à part, celuici n'étant qu'un croquis de moeurs bretonnes, jeté sur la toile à la volée lors de ma première visite à Châteaupauvre. Si, dans ces pages, mon regard s'est tourné parfois vers le passé, c'est à cause des deux enfants, derniers rejetons d'une forte race, dont la destinée imprévue et belle, au fond même de leur malheur, est l'âme de ce récit tout moderne que domine la figure de Mêto Lecouïn, si vigoureusement empreinte dans mon souvenir.
Source : Gallica

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