René de Courcy

Résumé

René de Courcy Revue des Deux Mondes

Aujourd’hui l’Hissus n’est plus qu’un grand ravin, affreusement desséché. On dirait qu’il n’a plus de larmes à répandre sur les infortunes de la Grèce, et pourtant aux grandes épreuves, aux luttes héroïques dont le souvenir éveille partout un classique enthousiasme, ont succédé pour ce noble pays des difficultés d’un ordre nouveau, non moins dignes peut-être d’attirer l’attention sympathique du monde civilisé. L’état de l’Orient en général, de l’empire turc en particulier, suffirait d’ailleurs à expliquer notre sollicitude pour la Grèce.
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René de Courcy Revue des Deux Mondes

On eût dit que tous ces vieux pallikares, habitués à une vie d’agitations et de périls, n’envisageaient pas sans effroi l’établissement d’un pouvoir régulier, et qu’ils conspiraient entre eux pour perpétuer l’anarchie. Il est un fait qu’il ne faut jamais perdre de vue quand on veut apprécier les circonstances qui ont amené un prince étranger sur le trône de Grèce et les mérites de son gouvernement, c’est que l’impuissance des Grecs à s’administrer eux-mêmes a été la cause déterminante de la fondation d’une monarchie hellénique.
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Les historiens, les orateurs, les poètes de la Grèce antique nous les ont signalées; nous les retrouvons sévèrement appréciées et fidèlement peintes dans quelques pages ironiques et vraies de l’auteur d’un livre bien connu sur la Grèce contemporaine. « Le peuple grec, dit M. About, aime passionnément la liberté, l’égalité et la patrie; mais il est indiscipliné, jaloux, égoïste, peu scrupuleux, ennemi du travail des mains. » Capo-d’Istria n’a pas corrompu l’inaltérable génie des Grecs.
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