Résumé

Th. Bentzon Un Poète américain. — Walt Whitman

Aujourd’hui, voilà l’épreuve qui doit tenter le poète ! À quoi bon remonter dans la nuit des générations lointaines ? L’homme naturel, tel est son héros ; les États-Unis sont en eux-mêmes le plus grand de tous les poèmes. Walt Whitman enterre le passé : il chante l’avenir, l’Amérique et la liberté ; qu’on n’attende de lui rien de frivole ni de féminin. Il se pique avant tout d’une herculéenne virilité.
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Th. Bentzon Un Poète américain. — Walt Whitman

« Où il n’y a point de délicatesse, il n’y a point de littérature. Un écrit où ne se rencontrent que la force et un certain feu sans éclat n’annonce que le caractère. On en fait de pareils, si l’on a des nerfs, de la bile, du sang et de la fierté. » À ces chercheurs fantaisistes, à ces révélateurs excentriques, ennemis de l’ordre et de la méthode, qui écrivent à la force du poignet et ne craignent pas de fouiller les élémens les moins purs, les plus malsaines profondeurs de la nature humaine, il peut être utile de faire connaître Walt Whitman.
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Th. Bentzon Un Poète américain. — Walt Whitman

Mais en même temps Walt Whitman nous apprend qu’il est divin en dedans et au dehors, que, s’il adore quelque chose, ce sera de préférence ce qui émane de son corps, et que certaine odeur naturelle est un arôme au-dessus d’aucune prière. Ceci osé, on ne peut être surpris que le poète de la matière ne s’arrête pas en si beau chemin. Non-seulement il aura signalé l’âme dans tout ce qui est du domaine de la physiologie, mais il la découvrira en bien d’autres choses grossières.
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