Tristan Bernard,
Visites nocturnes : roman
(1934)
“ Il n'avait pas le droit de faire autrement et de donner à Marthe ce qui n'était pas à lui : la vie de Paula, la vie de Dmitri. La vie? Oui, la vie. Même convaincus du crime dont on allait les accuser, ces deux jeunes gens ne seraient pas punis de mort. Mais c'était leur existence d'êtres libres que la justice leur prendrait indûment, parce que le vrai coupable resterait dans l'ombre, dans une nuit dont personne ne pourrait le débusquer. Marthe bougea doucement dans son sommeil. ”
