Résumé

Vincent Davin Panégyrique de S. Denis l'Aréopagite… (1863)

Les personnes les plus chères à son cœur,qui partageaient son agonie, il semble les avoir presque toutes léguées à la future fille aînée de son Eglise.
Madeleine, la première dans les douleurs de la passion, puisqu'elle sera la première dans les joies de la résurrection, Madeleine est pour nous. Un souffle de ces lèvres du Christ qu'elle a embaumées en versant le nard sur sa tête, la conduira naufragée sur les mers à l'embouchure du Rhône ; et, trente ans mêlée sur les montagnes aux concerts des anges, sa bénédiction y restera
à jamais planant sur la Provence.
Source : Gallica

Vincent Davin Panégyrique de S. Denis l'Aréopagite… (1863)

Combien j'aime à voir Philippe-Auguste et saint Louis aux deux côtés du tombeau de saint Denis ! Philippe qui augmente de vingt religieux la sainte cohorte qui y fait nuit et jour la garde de la prière ; Philippe qui chaque année y conduit son fils, met quatre besants d'or sur sa tête si chère et les porte comme cette tête même sur l'autel qu'il baise en hommage ; Philippe le soldat ecclésiastique de Saint-Jean d'Acre et de Bouvines! Louis, chevalier des chevaliers,
qui chaque année se fait moine un jour avec les moines pour fêter saint Denis
Source : Gallica

Vincent Davin Panégyrique de S. Denis l'Aréopagite… (1863)

Il vient le jour où Denis, indigné dans son tombeau dont les rois ne savent plus le chemin que pour parader dans la mort, dira a ses compagnons: Sortons d'ici ! et soixante générations de rois seront jetées au vent; et le petit-fils de Louis XIV descendra de l'échafaud pour disparaître sous une claie de chaux vive; et les pôles du monde seront troublés; et la parole de l'archange à Daniel se trouvera vraie : « La dispersion de l'armée du peuple saint sera complète, (1) . »
Les rois sont partis. Denis est toujours là. Dieu garde les os de ses saints.
Source : Gallica

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