Résumé

Vtesse de Chappedelaine Lettre de Madame la vicomtesse de Chappedelaine… (1818)

Je dis an contraire, que quand il s'agit d'imposer une peine à un détenu, et le secret prolongé en est une atroce, le juge ne peut faire que ce qui est positivement écrit dans la loi; qu'il ne peut ajouter aucune rigueur à celle qu'elle commande ; qu'il ne doit pas surtout s'autoriser des abus de pouvoir que Buonaparte autorisoit par sa volonté. Buonaparte mettait ses prisonniers d'Etat au secret ; il y a mis les accusés dans l'affaire de la conspiration de Pichegru et de Moreau; un juge pour cela a-t-il le droit de détenir éternellement des prévenus au secret ?
Source : Gallica

Vtesse de Chappedelaine Lettre de Madame la vicomtesse de Chappedelaine… (1818)

J'ai parcouru avec grand soin ce Code d'instruction criminelle qui doit être la règle immuable de conduite du juge qui procède à l'information dans un procès criminel, et qui doit garantir les accusés quand ils sont mis à votre disposition. Dans aucun article je n'ai vu qu'on pût enfermer les accusés au secret pendant des mois éternels. Le mot secre , comme gêne ajoutée à la gêne de la détention, n'y est pas même une seule fois écrit
Source : Gallica

Vtesse de Chappedelaine Lettre de Madame la vicomtesse de Chappedelaine… (1818)

Quand il s'agit d'un flagrant délit, la présomption qu'un homme peut être coupable ne résulte donc pas d'une dénonciation; il faut une preuve ou un commencement de preuve sortant de pièces ou de dépositions de témoins ; et cela est plus vrai encore quand il s'agit d'un complot, car le complot n'est que le fait de se concerter pour agir
Source : Gallica

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