Résumé

Xavier Mouls Pèlerinage de Notre-Dame d'Arcachon… (1862)

Si l'on monte au sommet de la tour, dans la galerie qui règne autour de la base de la flèche, le regard , de ce point élevé, embrasse toute la cité d'Arcachon, qui n'a pas moins de 4 kilomètres de long ; la forêt, pareille à un immense tapis de verdure éternelle ; la baie, qui se déroule en forme de croissant et ressemble à un gigantesque dragon mollement étendu sur la lisière des bois ; et, enfin, l'Océan dans tout l'appareil de sa majesté.
A ce clocher monumental, il fallait des voix dignes de lui. Comme le mot le dit, le clocher est la demeure naturelle des cloches.
Source : Gallica

Xavier Mouls Pèlerinage de Notre-Dame d'Arcachon… (1862)

Le clocher est comme le porte-voix de la création, le trait d'union entre la terre et le ciel. Arcachon avait un impérieux besoin de ce religieux emblème. Qu'est-ce, en effet, qu'un village, qu'une ville sans clocher? Un corps sans âme.
Un clocher, c'est la vie, même dans le hameau le plus obscur ; il donne du mouvement à tout un pays, et lui fait revêtir une douce poésie. Arcachon, avec ses trois ou quatre cents riantes villas, avait sans doute des attraits avant l'existence de sa flèche incomparable
Source : Gallica

Xavier Mouls Pèlerinage de Notre-Dame d'Arcachon… (1862)

Le carillon, c'est l'orgue du dehors, ébranlant au loin la terre du tonnerre de ses longs mugissements ; redisant la prière universelle dans le temple de l'univers ; élevant jusqu'au ciel la voix du peuple et de l'humanité.
De là, l'idée d'un carillon à Arcachon. Véritable orgue aérien pourvu d'un clavier dont les touches, grâce à d'ingénieuses dispositions mécaniques, n'offrent guère plus de résistance que celles des claviers ordinaires.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature