Résumé

voix des pierres. Chapelle. Tour de fer… (1892)

LE MENHIR
Vous représentez la libre pensée qui divise les hommes et moi la foi qui les unit.
LA TOUR
La foi !... la foi !... c'est la bêtise humaine ou, si tu préfères, le narcotique de l'esprit. Les peuples se momifient dans la foi, et là où l'esprit n'est pas constamment tenu en éveil par les luttes de la libre pensée, il tombe en léthargie. Je suis la science, c'est-à-dire l'esprit se mouvant dans le concret. L'imagination, qui ne se trempe pas à tous moments dans le concret, perd pied et s'abîme dans l'océan de l'absurde.
Source : Gallica

voix des pierres. Chapelle. Tour de fer… (1892)

Le bouddhisme est la religion de la contemplation ; le druidisme, la religion de l'activité. Le premier est la religion de la résignation ; le second, la religion du combat, de la bravoure joyeuse, du mépris de la mort. Aussi, aux fils de la vieille Gaule, contrée par excellence de la foi dans l'homme considéré comme un être libre, actif et responsable, échut l'honneur de proclamer les Droits de l'homme, ce décalogue de la société moderne.
Source : Gallica

voix des pierres. Chapelle. Tour de fer… (1892)

L'homme fort n'écoute que sa raison, dont le vrai domaine est la science, et la science récompense ses efforts par la domination de la matière. De tous les jougs imposés à l'homme, le plus lourd est celui de l'inexorable nature. La nature, sourde à nos prières, ne connaît pas la pitié ; il faut la vaincre.
LE MENHIR
II est beau sans doute de parler à la nature en souverain ; mais il est plus beau encore d'être son propre maître... On n'est maître de soi qu'à la condition de surmonter la souffrance et de dédaigner la mort.
Source : Gallica

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