Madame de Miramion

Définition et enjeux

Portrait de François-Timoléon de Choisy François-Timoléon de Choisy,  La Vie de Mme de Miramion . Par François-Timoléon de Choisy (1838)

“ Madame de Miramion en vit des effets bien sensibles. Des dames lui apportèrent leurs boucles d'oreilles, leurs colliers , leurs bagues pour les donner aux pauvres. Pierre de touche d'une pénitence sincère ! quand une dame méprise sa beauté et tous les vains ajustements qui servent à la relever.
Des commencements si heureux se soutinrent par la suite. Les retraites des dames s'y firent deux fois l'année : les Révérends Pères Jésuites y donnaient les exhortations à l'une, et Messieurs des Missions étrangères à l'autre, animés d'une sainte émulation, à qui gagnerait plus d'âmes à Dieu.
”
Source : Gallica

C. A. Walckenaer,  Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal…

“ Elle accoucha d'une fille, si languissante et si faible en naissant, que les soins les plus assidus ne pouvaient que faiblement la disputer à la mort. La religion et la tendresse maternelle empêchèrent madame de Miramion de succomber à son désespoir. Elle passa les deux premières années de son veuvage dans la retraite la plus austère, toujours au pied des autels ou du berceau de sa fille. Née le 2 novembre 1629, madame de Miramion n'avait que seize ans et demi lorsqu'elle devint veuve et mère [197] . ”
Source : Gutenberg

Alfred Bonneau-Avenant,  Madame de Miramion : sa vie et ses oeuvres charitables… (1873)

“ Mais, nous le savons, son passé nous le dit : ce sera Celui que tous les affligés invoquent, aiment et sentent en eux! Celui qui n'abandonne ni les veuves
ni les orphelins, Celui qui donna à une mère la force de suivre son fils au Golgotha!
Et du milieu de son abattement, au plus fort de cette crise douloureuse, dans laquelle la chair et le sang payaient à la nature un si cruel tribut de souffrance, madame de Miramion sentit son cœur, mort à toutes les joies de ce monde, renaître à Dieu, pénétré d'humilité et d'amour pour lui, et tout rempli de charité pour ceux qui souffrent.
”
Source : Gallica

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