Eugène Millard

Élements biographiques

Eugène Millard Le Golfe Juan, station d'hiver… (1867)

De la plage à la villa des Fleurs et au val des Roses, les sociétés philarmoniques d'Antibes, de Vallauris et du Cannet échangeaient l'écho de leurs joyeux accords, dont le rhythme se mêlait aux murmures de la vague mourant sur le sable ; et cette foule animée d'une verve toute méridionale, bigarrée des corsages rouges et des jupons rayés des filles de Briga, se développait en farandoles depuis l'arc de Triomphe, élevé sur le rivage par le syndic de la marine jusqu'à la route, impériale, en entremêlant ces chants des cris de vive l'Empereur, rapprochant ainsi le passé du présent.
Source : Gallica

Eugène Millard Le Golfe Juan, station d'hiver… (1867)

Il n'est pas de récolte qui se fasse plus gaiement que celle de la fleur d'orangers :
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Le ciel est bleu, l'air doux et parfumé. À demi cachées dans le feuillage, ou montées sur de légères échelles, les paysannes en chantant de longs refrains dans le langage sonore de l'Italie et de la Provence, cueillent à pleines mains, cette neige parfumée, qui s'expédie toute fraîche aux points de distillation.
Source : Gallica

Eugène Millard Le Golfe Juan, station d'hiver… (1867)

On estime à cinq ou six cent mille kilogrammes la récolte annuelle de la fleur. Un bel arbre en produit pour cinquante ou soixante francs au moins, sans compter les profits accessoires, c'est-à-dire l'orange qui se confit, et qui entre dans la composition du curaçao, et la feuille avec laquelle on fabrique une eau de qualité inférieure. C'est à Cannes, à Antibes, à Vallauris et surtout à Grasse que se distille la plus grande partie de la fleur d'orangers et des autres fleurs du Golfe, telles que les roses, les jacinthes, les tubéreuses, les jasmins, les cassies et les violettes.
Source : Gallica

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