Résumé

A. Cothias Du service militaire dans ses rapports avec les droits politiques et le mandat législatif… (1899)

Comme il considérait le suffrage universel comme un principe fondamental de droit public, et que, d'autre part, il ne voulait pas paraître moins libéral que l'empereur, il ne fit aucune distinction entre les défenseurs de Paris. « Il est donc bien entendu, disait-il dans une proclamation faite la veille de l'élection, que la garde nationale mobile de l'armée de terre et de mer votera comme tous les citoyens. L'intérêt de la défense exige naturellement qu'elle vote dans les lieux qui leur seront désignés par l'autorité militaire (2) . »
Source : Gallica

A. Cothias Du service militaire dans ses rapports avec les droits politiques et le mandat législatif… (1899)

La discipline est-il dit, dans les Rêveries, est l'âme de tout le genre militaire ; si elle n'est établie avec sagesse et exécutée avec une fermeté inébranlable, on ne saurait compter avoir des troupes. Les armées ne sont plus qu'une vile populace plus dangereuse à l'Etat que l'ennemi même. Il ne faut pas croire que la discipline, la subordination et l'obéissance servile avilissent le courage.
Source : Gallica

A. Cothias Du service militaire dans ses rapports avec les droits politiques et le mandat législatif… (1899)

Et d'abord, le député doit avoir une indépendance absolue; c'est une condition essentielle, sans laquelle il ne peut remplir utilement son mandat, discuter et voter librement la loi. Or le soldat est un « fonctionnaire » plus que tout autre, tenu d'obéir à ses supérieurs hiérarchiques; si l'exercice du mandat législatif le rendait indépendant, il serait un fonctionnaire insubordonné.
Il est vrai que pour l'admission des fonctionnaires à la Chambre, des militaires par conséquent, on fait valoir des arguments tirés de l'histoire, de l'intérêt d'avenir du pays et de la liberté des électeurs.
Source : Gallica

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