Résumé

Alphonse Couret La Palestine sous les empereurs grecs… (1869)

Sabas se taisait. Et vous, mon père, lui dit Anastase, n'avez-vous donc rien à obtenir ; quel est alors le but de ce lointain voyage ? — « Mon but, répond saint Sabas, est de vous supplier, au nom de Jérusalem et de son patriarche, de rendre la paix aux Églises de Palestine afin que tous, évêques et moines, nous puissions, en repos et liberté, prier jour et nuit pour le salut de Votre Majesté 3. » L'Empereur ne répondit pas à cette demande ferme et vive, mais il fit donner à saint Sabas mille pièces d'or pour ses monastères, et le retint lorsqu'il congédia les autres abbés 4.
Source : Gallica

Alphonse Couret La Palestine sous les empereurs grecs… (1869)

L'expulsion des Origénistes est suivie d'une longue période de silence, l'histoire se retire de la Palestine et ne songe plus qu'aux révolutions de palais et aux interminables guerres de Justin II, Tibère, Maurice et Phocas contre les Perses et contre les Avares 1. Les annales de la Palestine, depuis la fin du règne de Justinien jusqu'aux premières années d'Héraclius, ressemblent à ces chroniques stériles du onzième siècle, où quelque moine ignoré consignait sèchement la mort de l'abbé, le nom du successeur et les principales fêtes de son couvent 2.
Source : Gallica

Alphonse Couret La Palestine sous les empereurs grecs… (1869)

Mais ces résistances disséminées manquaient d'un centre et d'un lien, parmi ces Évêques, aucun n'avait assez d'influence, par lui-même, ou par l'autorité de son siège, pour rallier les orthodoxes et réveiller ceux que la crainte avait fait fléchir. Si le patriarche de Jérusalem se déclarait hautement contre l'hérésie, la résistance avait un chef, une capitale, et l'action des patriarches de Constantinople, d'Antioche et d'Alexandrie se trouvait balancée par une influence rivale.
Source : Gallica

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