Résumé

Portrait de Antonin Proust Antonin Proust Les Enseignements de l'histoire… (1870)

M. de Liniers a raison de n'en rien croire.
Les libéraux de 1869 repoussent « cette prééminence politique des classés moyennes (1) , cette domination qui ne repose que sur l'argent, ce régime qui n'est que l'adoration du veau d'or (2) .» Ils pensent que «la meilleure des républiques» est celle qui se fonde et vit par la liberté. Ils estiment qu'il n'est que cette liberté qui puisse asseoir l'ordre sur des bases durables, et rendre à nos relations sociales l'équilibre troublé par les entreprises de l'arbitraire ou les frayeurs de l'égoïsme.
Source : Gallica

Portrait de Antonin Proust Antonin Proust Les Enseignements de l'histoire… (1870)

Ils ne cessent de vendre à des corps ou à des individus désignés ce qui est le droit naturel de chacun et de la masse. Ils vendent la noblesse, c'est-à-dire l'aptitude au service public; ils vendent le droit de rendre la justice; ils vendent jusqu'au droit de travailler; le travail, que, dans les âges précédents, on renvoyait aux esclaves avec mépris, comme un châtiment et une servitude, devient, on ne sait par quelle transformation, une prérogative de la couronne, un droit royal et domanial qu'on n'exerce que par délégation du chef de l'Etat et moyennant finance.
Source : Gallica

Portrait de Antonin Proust Antonin Proust Les Enseignements de l'histoire… (1870)

Ayant d'ailleurs bien moins voulu diminuer le pouvoir central que le confisquer à son profit, il tente d'édifier une royauté bourgeoise sur les ruines du privilège et c'est sans peine qu'il persuade à la nation que l'autorité doit être concentrée. Par malheur du jour où il commence à se défier de la liberté, du jour où il veut enrayer la Révolution, tout devient difficile, les obstacles surgissent et le pays engagé dans une voie sans issue se débat vainement.
Source : Gallica

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