Résumé

Portrait de Arthur Hubbard Arthur Hubbard Liberté, égalité, fraternité : essais de politique légale… (1870)

« L'attentat contre la vie ou contre la personne du « roi est puni de la peine du parricide. »
Comme on le voit, le complot n'est plus mis sur la même ligne que l'attentat; la confiscation est supprimée; on raye de la loi le mot de crime de lèse-majesté; enfin la même loi supprimait l'amputation du poing.
Que de changements en moins de vingt-cinq années! Quelle révolution dans les esprits ! Sous l'Empire les ambitieux qui craignent la mort ne sont pas réputés des conspirateurs dangereux; il paraît qu'en 1832 la crainte de la mort suffisait pour contenir les conspirateurs.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Hubbard Arthur Hubbard Liberté, égalité, fraternité : essais de politique légale… (1870)

La résolution concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes n 'est punissable que lorsqu'elle a pour but de détruire ou de changer le gouvernement ou l'ordre de successibilité au trône, ou lorsqu'elle a pour but d'exciter les citoyens à s'armer contre l'autorité impériale.
Si je suis inculpé de complot, c'est que moi et d'autres nous avons concerté et arrêté l'une ou l'autre de ces résolutions. Laquelle? C'est au juge d'instruction à me le dire. Il ne me le dit pas, le procureur de l'Empereur ne le dit pas; nous sommes inculpés d'avoir arrêté et concerté l'une ou l'autre résolution.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Hubbard Arthur Hubbard Liberté, égalité, fraternité : essais de politique légale… (1870)

La Haute Cour ne peut être saisie que par un décret de l'Empereur.
N'y a-t-il pas là un privilége, le plus grand de tous les priviléges, le bénéfice de l'impunité sous le bon plaisir de l'Empereur? Faut-il s'écrier, avec M. Royer-Collard : La démocratie nous déborde?
En fait, depuis le sénatus-consulte du 13 juin 1858, depuis le sénatus-consulte du 10 juillet 1852, la Haute Cour n'a jamais été réunie. C'est là un fait mémorable : Heureux, dit-on, les peuples qui n'ont pas d'histoire; plus heureuses encore les aristocraties qui n'ont pas d'antécédents criminels.
Source : Gallica

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