Résumé

Auguste Lepage Le Roman d'un parvenu, par Auguste Lepage (1868)

Pendant que Mario était à Paris, madame Nob, restée à Broussey, avait joui des succès de son amant; elle ne désespérait pas encore de l'épouser, malgré l'immense distance qui les séparait. Son désir était si violent, que tous les obstacles disparaissaient à ses yeux.
Comtesse Villiers ! Quel beau titre ! Une voiture armoriée, quel hochet pour sa vanité ! Comme elle se promettait de mettre en campagne tous ses moyens de séductions ; ce que femme veut Dieu le veut, dit-on, mais Mario devait faire mentir ce proverbe.
Source : Gallica

Auguste Lepage Le Roman d'un parvenu, par Auguste Lepage (1868)

La nature créatrice et la créature, unissant leurs efforts, avaient fait de ce coin de terre un véritable Eden.
Mais Emma ne voyait pas toutes ces merveilles, pour elle ces beautés n'existaient pas; une pensée, une seule, la poursuivait, mais cette pensée ne la quittait pas : la nuit dans ses rêves, le jour dans ses promenades, au milieu de ses travaux et de ses amusements.
Lorsqu'elle vit paraître Mario, Emma se remit vivement au travail. Son coeur battit avec force, quand, après avoir traversé rapidement le jardin, elle l'entendit ouvrir la porte et monter à la chambre où elle se trouvait.
Source : Gallica

Auguste Lepage Le Roman d'un parvenu, par Auguste Lepage (1868)

JEANNE DORVILLE, NÉE DAGEROT,
CHARLES VILLIERS.
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Il n'y avait en plus de ces noms que la date de la mort de chacun d'eux. Point de ces pompeuses phrases qui ne prouvent pas que celui qui les fait graver en pense le premier mot. L'idée de la mort est tellement grande que l'orgueil humain doit s'incliner et disparaître devant ce redoutable exécuteur des hautes-oeuvres de l'inexorable nature.
Mario songeait à genoux sur cette tombe qui renfermait les cendres de toute sa famille, lorsqu'il sentit une main se poser légèrement sur son épaule.
Source : Gallica

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