Boudot-Challaye

Résumé

Boudot-Challaye Les élections du 2 juillet 1871… (1871)

Vous voulez opposer votre pouvoir à notre pouvoir, qui est celui de la France! Eh bien! nous le déclarons et nous l'affirmons de nouveau, nous sommes une Assemblée constituante. Vous exigez que l'on vous donne le titre de président de la République, le titre qu'a porté Napoléon III. Pour éviter des conflits périlleux, pour maintenir la tranquillité publique, nous voulons bien condescendre à vos désirs. Soyez président de la République, mais sachez bien que ce n'est qu'un nom, un protocole; la République n'est ni un principe, ni un fiait, ni un droit.
Source : Gallica

Boudot-Challaye Les élections du 2 juillet 1871… (1871)

Eh bien ! que M. Thiers déclare, nettement à la Chambre si la France doit continuer encore de subir le joug de cette aristocratie, si nous devons être toujours gouvernés par ces hommes qui ne reconnaissent pas Dieu, qui nient toute religion, qui suppriment la morale et n'adorent que leur raison. Si l'on doit nous appliquer encore le programme de Mirabeau : « La nation française est un grand troupeau qui ne songe qu'à paître et qu'avec de bons chiens, les bergers mènent où ils veulent ; on lui fera vouloir et on lui fera dire ce quelle n'a jamais pensé; »
Source : Gallica

Boudot-Challaye Les élections du 2 juillet 1871… (1871)

Ne serait-il pas temps aujourd'hui, si nous voulons nous relever et rendre à la France le rang qui lui appartient parmi les notions, de rejeter les fausses doctrines qui l'ont précipitée dans l'abîme et de raviver les saines notions de la conscience, de l'équité et du droit qui lui avaient jadis imprimé le sceau de la véritable grandeur?
La cynique théorie de l'athée Mirabeau sur le mandat politique a été la cause principale de nos révolutions, de notre décadence et de notre ruine. Que désormais ce mandat scrupuleusement rempli, soit un principe et une vérité !
Source : Gallica

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