Camille Marsuzi de Aguirre

Résumé

Camille Marsuzi de Aguirre Le Louvre : les derniers travaux de M. Duban (1852)

Des termes avec leurs gaines sont donc aussi plausibles dans la voûte du Louvre que des sirènes sortant des fleuves ou des monstres farouches aux yeux de feu et aux ailes de dragon s'escrimant contre des colombes ou contre des papillons dans les décorations de l'antiquité et de la renaissance. On a dit des statues que leurs dimensions sont exagérées. N'oubliez pas qu'elles expriment et résument toute la pensée de la décoration ; qu'elles en sont le sujet principal, et que tout le reste n'est qu'accessoire, se groupant seulement autour d'elles pour les faire valoir et les faire comprendre.
Source : Gallica

Camille Marsuzi de Aguirre Le Louvre : les derniers travaux de M. Duban (1852)

L'architecture s'est effacée devant la peinture, le monument devant les objets qui doivent l'embellir, et ces objets, en se retrouvant au milieu du luxe et de la splendeur, auraient été dans leur élément naturel, car les tableaux des grands maîtres ont été faits pour une place marquée. Il n'y a que
les magots de la Flandre et de la Hollande qui, peints au milieu de la fumée du tabac et des vapeurs de la bière, reposent à leur aise dans les cadres noirs dont leurs admirateurs les entourent.
Source : Gallica

Camille Marsuzi de Aguirre Le Louvre : les derniers travaux de M. Duban (1852)

Ainsi, on voit Nicolas Poussin, Jean Goujon, Pierre Lescot et Pesne placés en triomphateurs dans le temple où Raphaël, Léonard, Corrège, Paul Véronèse, Titien et tant d'autres étalent les trésors de leur génie immortel. Les artistes choisis ont une immense valeur, mais elle est relative, et certes s'ils pouvaient revenir
à la vie et se voir placés plus haut que les maîtres dans les œuvres desquels ils se sont efforcés de puiser leur savoir, ils éprouveraient, j'en suis sûr, une surprise qui ne serait pas exempte de malaise.
Source : Gallica

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