Charles Baudelaire

Charles Baudelaire

Résumé

Portrait de Charles Baudelaire Charles Baudelaire Lettres

A POULET-MALASSIS
Mardi, 7 Février 1854.
Je vous remercie de tout mon cœur ; il est impossible de ne pas faire crédit à quelqu’un qui le demande si gracieusement. — Il y avait bien longtemps que j’étais privé d’un Lucain, — Quant aux romans, je ne les connais pas du tout.
Je dirai simplement à Champfleury de se rappeler qu’il vous a promis quelque chose.
Une autre fois, je vous écrirai plus longuement ; je suis pris dans une insupportable occupation.
Tout à vous.
Je n’ai du reste aucun reproche à vous faire. Il n’y a pas cette fois trop d’esprit dans votre lettre.
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Et, à ce sujet, pensez à Daumier ! à Daumier, libre et foutu à la porte du Charivari au milieu d’un mois, et n’ayant été payé que d’un demi-mois ! Daumier est libre et sans autre occupation que la peinture. Pensez à La Pharsale et à Aristophane. Il faut le remonter comme une pendule. Ces deux idées datent d’il y a quinze ans. Voilà une grande et bonne affaire.
Je m’engage solennellement à la plus stricte exactitude pour les épreuves des Paradis et des Fleurs. Mais vous ne serez pas prêt. Vous ne pourrez pas l’être.
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Rops vous aime, Rops a compris ce que vaut votre intelligence, et m’a même confié certaines observions faites par lui sur les gens qui vous haïssent (car il paraît que vous avez l’honneur d’inspirer de la haine) . Rops est le seul véritable artiste (dans le sens où j’entends, moi, et moi tout seul peut-être, le mot artiste) que j’aie trouvé en Belgique.
Il faut donc que je vous parle encore de vous. Il faut que je m’applique à vous démontrer ce que vous valez. C’est vraiment bête ce que vous exigez. On se moque de vous ; les plaisanteries vous agacent
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