Résumé

Jean Adhémar Charles Baudelaire : exposition organisée pour le centenaire des "Fleurs du Mal"… (1957)

«Je considère le poète comme le meilleur des critiques... Tous les grands poètes deviennent naturellement critiques. »
Cet exceptionnel pouvoir critique, plus encore que sur la littérature c'est sur l'art de son temps qu'il l'a exercé. Depuis l'année 1845, date de son premier Salon, sa première oeuvre imprimée, jusqu'à l'année 1863, qui vit paraître en même temps ses derniers écrits sur Eugène Delacroix et ses articles sur Constantin Guys, il est demeuré fidèle à son affirmation essentielle : l'art doit se mouvoir entre l'imagination romantique et la recherche de la vie moderne.
Source : Gallica

Jean Adhémar Charles Baudelaire : exposition organisée pour le centenaire des "Fleurs du Mal"… (1957)

Alfred Stevens a envoyé à l'Exposition Universelle de 1855 des tableaux mondains qui ont fait sensation, et l'ont fait considérer un instant comme le peintre de la vie moderne. Il disait, après Daumier : « Il faut être de son temps », mais il reconnaissait que « dans la modernité, le genre mondain et élégant est celui qui excite le plus de critiques », et les critiques ne lui ont pas manqué, mais Baudelaire reconnaissait (Catalogue de la collection de M. Crabbe) qu'on « n'a pas assez loué chez Stevens l'harmonie distinguée et bizarre des tons ».
Source : Gallica

Jean Adhémar Charles Baudelaire : exposition organisée pour le centenaire des "Fleurs du Mal"… (1957)

Ayant reconnu son pouvoir, il a voulu lui assigner des limites. « Il faut qu'elle rentre dans son véritable devoir, qui est d'être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante, comme l'imprimerie et la sténographie qui n'ont ni créé ni suppléé la littérature. » La photographie, cependant, devait servir Baudelaire magnifiquement. Nadar, Carjat, qui furent ses amis, ont laissé de lui des images inoubliables que, dans le monde entier, on ne se lasse pas d'interroger.
Source : Gallica

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