Charles Saint-Amant, Le Drame des Tuileries après la révolution du 24 février 1848… (1848)
“ Lors de la chute du duc d'Orléans, l'appartement qu'il venait de quitter aux Tuileries fut condamné, et la duchesse seule y pénétrait chaque jour anniversaire de sa mort, pour y pleurer en silence. Tout avait été laissé dans le même état, et cet appartement avait été condamné à l'immobilité et comme à la pétrification. Le temps, à qui rien ne résiste, y a seul exercé son pouvoir de changement : les gants du prince, encore sur son chapeau, sont devenus secs, et la fleur est tombée au pied de l'arbuste desséché. Tout ce qui était nature animée a suivi le sort du maître. ”
