Résumé

Louis Tirel La république dans les carrosses du roi… (1850)

Le meurtre, le vol, le pillage, l'incendie, deviennent pour eux de simples accidents, motivés par une sorte de force majeure qui les innocente. Tout au plus, en cas d'insuccès, admettent-ils qu'il y ait crime politique, méritant l'indulgence de la loi.
Il n'est pas un coeur honnête et droit qui ne repousse ces subtilités. On conçoit aisément qu'une révolution, tentée les armes à la main, engendre des luttes sanglantes; qu'il y ait alors des deux parts des morts et des blessés; que dans ces grandes tourmentes politiques il se commette de regrettables, d'inévitables excès
Source : Gallica

Louis Tirel La république dans les carrosses du roi… (1850)

Dans les faits qui se sont passés en février, l'on voit bien, sur un très-petit nombre de points, quelques postes isolés défendre leur vie menacée ; repousser, quand ils ne peuvent plus faire autrement, la force par la force : mais le plus souvent les troupes se retirent des positions qu'elles occupaient, rentrent dans leurs quartiers, ou subissent sans résistance l'affront du désarmement. Qu'avez-vous donc vaincu, vainqueurs de février?
Il ne pouvait pas y avoir de combats, parce que Louis-Philippe avait défendu qu'on commît aucun acte d'hostilité contre le peuple.
Source : Gallica

Louis Tirel La république dans les carrosses du roi… (1850)

Trop heureux encore quand le dévouement d'un coeur fidèle à leur mauvaise fortune leur offrait la ressource d'une voiture de fermier!
Qu'on remarque bien, en effet, que non-seulement les chevaux et les voitures du roi ont été indignement abîmés, ruinés par cet usage sans discrétion ni mesure; mais qu'il a fallu que la caisse du domaine privé payât, pendant tout ce temps, la nourriture et le ferrage des chevaux, les frais de l'entretien et des réparations journalières opérées à la sellerie, au carrossage, les gages des palefreniers, des cochers, des piqueurs, etc.
Source : Gallica

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