E. Fournier de Flaix

Résumé

E. Fournier de Flaix Revue des Deux Mondes

Ainsi, en ce qui est du choix, de l’essai, de la fabrication, de l’échange des monnaies, la puissante corporation des orfèvres de Londres, qui remonte par ses origines les plus lointaines au XIIe siècle et jusqu’aux guildes germaniques, réussit, après bien des luttes avec les rois d’Angleterre, à en acquérir et à en conserver à peu près le monopole. C’est aux orfèvres, en partie, que l’Angleterre doit d’avoir possédé, dès la fin du XVIe siècle, une excellente monnaie d’or.
La manipulation des monnaies les conduisit à faire la banque.
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E. Fournier de Flaix Revue des Deux Mondes

D’ailleurs il est juste de reconnaître qu’ils contribuent, pour leur part, à l’œuvre gigantesque de colonisation et de civilisation opérée par les émigrans et les capitaux de l’Angleterre. Cette œuvre ne peut s’accomplir sans exposer les uns et les autres à des fortunes diverses. Tout n’est pas perdu dans ces entreprises lointaines momentanément désastreuses; les défrichemens, les plantations, les carrières, les mines, les routes abandonnées ont encore leur valeur : la voie est préparée à de nouveaux efforts du capital et du travail.
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E. Fournier de Flaix Revue des Deux Mondes

Nulle part l’influence de la réforme n’a été aussi durable et plus bienfaisante qu’en Écosse. Elle a peu à peu suffisamment élevé le niveau intellectuel et moral des populations de manière à permettre la fondation de nombreuses banques, à favoriser leur développement et à rendre leur action efficace. Les banques d’Écosse sont célèbres, depuis longtemps, par leurs succès, leurs capitaux et les services qu’elles ont rendus à l’Écosse. La Bank of Scotland, établie par Patterson, l’un des fondateurs de la banque d’Angleterre, date de 1695 ; elle est presque contemporaine de la banque d’Angleterre.
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