Résumé

Francis Rey La condition juridique des étrangers en Corée

Si l’on refuse aux étrangers sans traité le droit de se réclamer des conventions passées par les autres puissances, on leur refuse également le droit de se fixer en Corée, conséquence inadmissible aujourd’hui. Si l’on permet à ces étrangers d’invoquer la clause qui les autorise à s’établir en Corée, il faut leur permettre également de se réclamer des dispositions des traités qui déterminent les conditions de cet établissement et, par suite, des immunités reconnues aux étrangers.
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Francis Rey La condition juridique des étrangers en Corée

Au point de vue de la compétence des tribunaux, la Corée, comme la Chine et le Siam et, récemment encore, le Japon, est assimilée aux pays de Capitulations. L’abandon d’un de ses droits de souveraineté les plus essentiels, celui de juridiction, ainsi fait aux puissances étrangères par la Corée, pourrait s’expliquer soit par les divergences profondes qui séparent les civilisations orientale et occidentale, soit par une conception de la souveraineté différente chez les peuples asiatiques de celle qu’en ont les nations occidentales.
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Francis Rey La condition juridique des étrangers en Corée

Les rapports entre la Corée et les autres États de l’Asie sont réglés par des conventions ou par des usages, mais la similitude de leurs mœurs et de leurs institutions rendrait choquante l’assimilation des Asiatiques aux Occidentaux. Il n’est pas admissible que les nationaux d’un pays, tel que la Chine, où les étrangers jouissent du bénéfice de l’exterritorialité, puissent se prévaloir de cette immunité dans un autre État où les étrangers ont les mêmes privilèges, par le seul fait qu’ils se placeraient sous la protection d’un consul européen ou américain.
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