Résumé

G. Félix Vasco de Gama, par G. Félix (1899)

En l'année 1898, à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte des Indes, tout le peuple portugais s'est levé au souvenir de sa puissance d'antan ; le nom de Vasco de Gama a couru sur toutes les lèvres, et le royaume entier, au milieu des fêtes et des démonstrations patriotiques, a vécu pendant quelques jours de la vie grandiose de ses ancêtres, contemplé en une rapide féerie les merveilles de son passé. D'un bout à l'autre du pays, le même cri de joie se fait entendre ; les villes se pavoisent, les fleurs jonchent les routes, l'hymne national sort de partout
Source : Gallica

G. Félix Vasco de Gama, par G. Félix (1899)

Après quatre siècles, l'expédition de Gama a gardé aux yeux de la postérité son caractère héroïque. Il y a, dans la succession rapide des événements, dans la bravoure indomptable des hommes, dans le mélange d'ambitions humaines et de zèle religieux, dans l'expansion impétueuse, à travers les contrées immenses
du sud de l'Asie et des grands archipels océaniens, d'une nation qui tient une si petite place sur la carte d'Europe, il y a dans ce spectacle de l'établissement de la domination portugaise en Orient quelque chose d'éblouissant et de chevaleresque, unique dans l'histoire.
Source : Gallica

G. Félix Vasco de Gama, par G. Félix (1899)

Indépendamment de ces questions d'ordre purement matériel et qui promettaient les richesses de la terre, Gama put encore faire espérer au roi et à ses religieux compatriotes des conquêtes spirituelles. On sait enfin à quoi s'en tenir sur les chrétiens de l'Inde : les voyageurs, revenus de leur erreur au sujet des Hindous et de leur culte, ont par compensation découvert, à Cochin même, des chrétiens, réels cette fois, qui vinrent offrir à l'amiral portugais un tribut de respectueux hommages. Rome, après des siècles d'oubli, allait retrouver ses enfants égarés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature