Résumé

Gustave Dupont-Ferrier La captivité de Jean d’Orléans…

On peut apprécier maintenant quel terrible poids le supplément des 60,000 écus, l’inaptitude aux affaires et la captivité de Charles d’Orléans, sans parler de la mort de Berry, firent peser sur la destinée du comte d’Angoulême. Jean consumait tristement, dans un courageux ennui et dans la misère, les meilleures années de sa jeunesse. Pour sortir de prison, il avait jusqu’ici rencontré, en dépit de Dunois et de Suffolk, trop de cupidité déloyale chez les Anglais, ses maîtres, chez les prisonniers à racheter, trop peu de bonheur, trop peu de pitié chez les princesses dont il briguait la main.
Source : Wikisource

Gustave Dupont-Ferrier La captivité de Jean d’Orléans…

De Clarence, de sa femme ou de la duchesse de Somerset, lequel fut le plus avide et montra plus de duplicité, c’est un point qu’il est vraiment trop délicat de trancher. Combien il est moins malaisé d’opposer à leur conduite envers Jean d’Angoulême la belle loyauté du bâtard d’Orléans vis-à-vis de Suffolk ! La générosité chevaleresque du compagnon de Jeanne d’Arc ne fait que mieux ressortir la voracité de la mère ou de la veuve de Somerset. Suffolk est le seul personnage sympathique du côté des Anglais.
Source : Wikisource

Gustave Dupont-Ferrier La captivité de Jean d’Orléans…

La captivité du comte Jean d’Angoulême, épisode à la fois de ces luttes civiles et de la guerre franco-anglaise, est moins connue.
Peut-être méritait-elle d’être étudiée : elle éclaire d’un jour nouveau nos relations avec nos ennemis d’outre Manche, à une époque où ces relations sont en grande partie l’histoire de notre pays ; elle nous permet de surprendre le jeu d’une des spéculations les plus en vogue en ces temps troublés : la rançon d’un prisonnier de haut rang.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature