Résumé

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Contes de la Bécasse, Ollendorff

Dans le wagon, après les énergiques et muettes poignées de main des adieux, je dis à Rivet : « Tu n’es qu’une brute. » Il répondit : « Mon petit, tu commençais à m’agacer bougrement. »
En arrivant aux bureaux du Fanal, j’aperçus une foule qui nous attendait... On cria, dès qu’on nous vit : « Eh bien, avez-vous arrangé l’affaire de ce cochon de Morin ? »
Tout La Rochelle en était troublé. Rivet, dont la mauvaise humeur s’était dissipée en route, eut grand’peine à ne pas rire en déclarant : « Oui, c’est fait, grâce à Labarbe. »
Source : Wikisource

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Contes de la Bécasse, Ollendorff

Mademoiselle, quant à moi, si j’ai un désir au cœur, c’est de passer devant un tribunal pour la même cause que Morin. »
Elle demanda à son tour : « Pourquoi ça ? »
Je la regardai au fond des yeux sérieusement. « Parce que vous êtes une des plus belles créatures qui soient ; parce que ce serait pour moi un brevet, un titre, une gloire, que d’avoir voulu vous violenter. Parce qu’on dirait, après vous avoir vue : « Tiens, Labarbe n’a pas volé ce qui lui arrive, mais il a de la chance tout de même. »
Source : Wikisource

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Contes de la Bécasse, Ollendorff

Et le baron, d’un coup de doigt, faisait vivement pivoter ce joujou.
Celui des invités que désignait, en s’arrêtant, le long bec pointu devenait maître de toutes les têtes, régal exquis qui faisait loucher ses voisins.
Il les prenait une à une et les faisait griller sur la chandelle. La graisse crépitait, la peau rissolée fumait, et l’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir.
Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature