Henri de La Tour d'Auvergne Turenne, Mémoires du maréchal de Turenne… (1909-1914)
“ L'autre peut alors, en présence d'un rival passif, commettre sans qu'il lui en coûte les erreurs les plus graves. Faute d'une articulation souple des sous-unités, une armée marche à la bataille avec tant de lenteur, qu'elle n'a pas le pouvoir de forcer l'ennemi à combattre, s'il ne s'y prête pas. Aussi voit-on parfois un parti se coller effrontément à un adversaire beaucoup plus fort, pour entraver son mouvement en avant, avec la volonté de ne pas se laisser attaquer. C'est ainsi qu'opéra Turenne en 1653, pour empêcher les Espagnols de marcher sur Paris1. ”
