Henri de La Tour d'Auvergne Turenne

Résumé

Henri de La Tour d'Auvergne Turenne Mémoires du maréchal de Turenne… (1909-1914)

L'autre peut alors, en présence d'un rival passif, commettre sans qu'il lui en coûte les erreurs les plus graves. Faute d'une articulation souple des sous-unités, une armée marche à la bataille avec tant de lenteur, qu'elle n'a pas le pouvoir de forcer l'ennemi à combattre, s'il ne s'y prête pas. Aussi voit-on parfois un parti se coller effrontément à un adversaire beaucoup plus fort, pour entraver son mouvement en avant, avec la volonté de ne pas se laisser attaquer. C'est ainsi qu'opéra Turenne en 1653, pour empêcher les Espagnols de marcher sur Paris1.
Source : Gallica

Henri de La Tour d'Auvergne Turenne Mémoires du maréchal de Turenne… (1909-1914)

Les Mémoires offrent encore, pour les militaires de toutes les époques, un genre d'intérêt qui n'a rien de négligeable : ils nous montrent à l'œuvre un véritable soldat. Et comme l'homme ne change pas, des modèles de volonté sage et hardie à la fois, d'activité inlassable, de froide ténacité, tels que ceux que l'on rencontre dans chacune des campagnes du maréchal, peuvent faire, encore aujourd'hui, le sujet d'utiles méditations.
Source : Gallica

Henri de La Tour d'Auvergne Turenne Mémoires du maréchal de Turenne… (1909-1914)

De cette forme timide de la guerre, il ne reste plus rien, depuis que Napoléon, par quinze années de vraies victoires, enseigna à ses contemporains et à leurs descendants que la guerre est une lutte acharnée, connaissant comme unique argument la violence ; que l'objectif de toute opération doit
être l'écrasement brutal de l'ennemi ; que la manœuvre sert seulement à préparer, à faciliter la victoire et à rendre ses conséquences plus considérables
Source : Gallica

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