Henry de Varigny

Henry de Varigny

Résumé

Portrait de Henry de Varigny Henry de Varigny Tranchées et mines

Et quand les Romains voulaient, à leur tour, creuser une mine, « les Gaulois l’éventaient, la remplissaient de pieux durcis au feu, de poix bouillante et de pierres pesantes ; ils arrêtaient ainsi nos mineurs et les empêchaient d’approcher des mines. »
La guerre souterraine se transforma naturellement, quand la poudre à canon lui donna des possibilités nouvelles et fort intéressantes ; on paraît avoir mis le temps à s’en apercevoir : deux cent cinquante ans environ. Ce n’est guère qu’après 1500 que la poudre a servi comme explosif dans la guerre de siège, entre les mains de Pierre de Navarre.
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Portrait de Henry de Varigny Henry de Varigny Tranchées et mines

Il en est réduit à se défendre et sait que le temps travaille contre lui. La guerre de tranchées, c’est la fin de l’agresseur. Dans le cas présent, il est devenu assiégé, et l’assiégé succombe toujours avec le temps : pensée fortifiante, qui nous fait accepter une méthode si étrangère à notre tempérament, et qui semble arriérée et désuète. Arriérée, au sens d’ancien, c’est certain ; désuète, pas du tout. La guerre de tranchées s’est faite à toutes les époques, et elle se fera encore, au moins autant que par le passé.
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Portrait de Henry de Varigny Henry de Varigny Tranchées et mines

Les mines servent, couramment, à détruire les mines de l’adversaire. L’un cherche l’autre sous le sol, s’arrêtant de travailler, par intervalles, pour se mettre aux écoutes, et juger à quelle distance se trouve la galerie ennemie. Ce n’est pas pour y pénétrer, mais pour la faire sauter, la détruire, en empêcher le prolongement, et surtout l’utilisation. Dès que l’un se croit à bonne portée, il établit son fourneau de mine, bourre, et fait exploser.
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