Résumé

Hippolyte Bonnellier Le Pigeon noir, par Hippolyte Bonnellier… (1844)

L'habitude, chez certaines organisations a toujours plus de force qu'un sentiment : JennyMacard, n'aurait pas compris que son existence put s'achever ailleurs qu'à Kerdanet, que son pain de chaque jour put lui venir d'une autre main que celle des Kernage. La pensée qu'une influence étrangère pouvait venir s'installer dans ce solitaire et délabré manoir, pour en consommer le délabrement et la ruine, et en chasser les maîtres par l'expropriation, était pour elle un supplice qui lui donnait des accès de fureur, lorsqu'elle entendait les larmoyantes doléances de la dame Kernage.
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier Le Pigeon noir, par Hippolyte Bonnellier… (1844)

Quand vous aurez sali ces jolis gants ; usé contre les murs ces beaux habits ; quand vous aurez dépensé ces écus de six livres que quelque usurier vous a prêtés, vous vous rappellerez alors qu'au fond de la basse Bretagne, il y a un vieux manoir, endetté par vos folies, et une vieille femme abandonnée par son fils !... il sera bien temps, vraiment, d'y songer !... le vieux manoir sera sous la main de l'usurier, et la vieille femme sous la main d'un prêtre!...
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier Le Pigeon noir, par Hippolyte Bonnellier… (1844)

LE PIGEON nOIR. 75
ta bouche veut rire et tes yeux pleurent... tu ne peux te donner si vite un démenti à toi-même : n'as-tu pas commencé par m'annoncer malheur, sur l'avis de mille signes effrayants?... mais dans ta tête méchante, tourne quelque vilaine pensée d'indifférence pour le malheur de tes maîtres... N'en parlons plus, je prierai toute seule; je pleurerai toute seule... répétat-elle avec un sanglot.
Madame Kernage fit signe à sa chambrière de sortir, et resta abîmée dans ses alarmes et dans son chagrin.
Source : Gallica

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