Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de Condorcet

Résumé

Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de Condorcet Eloge de Michel de l'Hôpital, chancelier de France… (1777)

L'HÔPITAL n'ignoroit pas que dans des temps tranquilles les variations dans les Lois annoncent une autorité flottante , une ame son ble, ou une politique perfide; qu'elles ne peuvent qu'avilir un Prince dont on voit les principes & la volonté changer au gré des intrigans qui le gouvernent, ou des factieux qui le bravent : méprisé par ses voisins pour qui il n'est qu'un particulier , & qui n'accordent leur respect qu'à la puissance réelle & leur confiance qu'aux vertus , ses Sujets eux-mêmes ne respectent plus en lui l'appareil d'un pouvoir qu'ils ont vu trop souvent échapper de ses mains.
Source : Gallica

Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de Condorcet Eloge de Michel de l'Hôpital, chancelier de France… (1777)

Les sciences morales ont comme les sciences physiques leurs périodes & leurs progrès. Fondées également fur des Lois générales que l'observation seule apprend à connoître, elles ne sont long-temps que l'assemblage de quelques vérités que l'instinct a fait découvrir à des hommes de génie: il vient un moment où les véritables principes de ces sciences, la méthode de les étudier & l'art de les réduire en système sont enfin découverts
Source : Gallica

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